7 février 2018

Un peu d’histoire ….

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Le badminton reste un sport récent dans l’histoire olympique. Son entrée officielle remonte aux Jeux de Barcelone en 1992. En 1972, à Munich, il n’était qu’un sport de démonstration.

Cinq épreuves sont au programme olympique : les épreuves de simples hommes et dames, de doubles hommes et dames et depuis 1996, s’ajoute l’épreuve de double mixte.

Une domination asiatique dans un sport anglais

Près de 70 pays différents ont participé aux compétitions olympiques. L’Asie domine outrageusement ce sport. Cette domination peut même se réduire à trois pays du continent asiatique: la Chine, l’Indonésie et la République de Corée. Sur les 106 médailles glanées aux Jeux, ces trois pays en ont remporté 79.

Pourtant le badminton aurait été créé en Angleterre dans la Badminton House, situé dans la ville de Badminton dans le Gloucestershire. Cette maison de campagne était le siège principal du duc de Beaufort. Après un voyage en Inde en 1873, le duc aurait importé un jeu qui ressemblait au badminton : le poona. Il y aurait fait jouer ses invités et toute la cour de la Badminton House. Quatre ans plus tard, le premier club de badminton voyait le jour à Bath.

L’inspiration asiatique n’est jamais loin, puisqu’avant le poona en Inde, il y aussi eu le Ti Jian Zi en Chine. Cette discipline remonte au Vème siècle avant JC et consiste à se renvoyer un volant avec les pieds. Cinq siècles plus tard, en Chine, au Japon, en Inde et en Grèce s’est créé le jeu de volant. Cette fois ci, il y avait, en plus du volant, des raquettes… vous l’imaginez bien, bien plus primitives que les raquettes actuelles.

Le sport de raquette le plus rapide au monde

Les meilleurs joueurs du circuit renvoient le volant a plus de 300 km/h. Le record s’approche même des 500km/h. A titre de comparaison avec le tennis, le record de vitesse est de 263 km/h, record de 2012, détenu par un Australien Samuel Grooth.

Aussi, d’un point de vue technique, le volant, bien connu des plages, avec une tête et une jupe en plastique, très léger et résistant, n’est que la version débutante du volant. En effet, il a la fâcheuse tendance de s’envoler un peu trop loin. Au plus haut niveau, le volant est composé d’une tête en liège et d’une jupe faite de 16 plumes d’oie ou de canard. Il pèse en moyenne 5 grammes. Son vrai avantage est sa trajectoire dite « parachute » ; ce qui veut dire qu’à un moment, dans sa trajectoire, le volant retombe très vite. Au niveau international, les joueurs peuvent utiliser une quarantaine de volants par match.

La dimension physique de ce sport est ahurissante. L’objectif reste simple : faire tomber le volant de l’autre côté du filet, dans le camp adverse. Pour gagner un match, il vous suffit de gagner 2 sets de 21 points.

Les deux têtes d’affiches à suivre sont Lucas Corvée et Delphine Lansac, les deux champions de France en titre.

D’après l’article de Cécilia Berder pour France Info / Radio France – le 28/01/2018